Concours hippique : Tout ce qu’il faut savoir

Avant le jour J du concours hippique

Pour participer à une compétition, quelle que soit la discipline ou le niveau, il est important d’être en conformité avec le règlement. Ainsi, pour l’aspect administratif, le cheval doit être enregistré auprès de la Fédération Française d’Équitation (FFE), il doit être à jour de ses vaccinations (le dernier rappel du vaccin contre la grippe ne doit pas avoir plus d’un an en concours hippique national et six mois en compétition internationale) et le cavalier disposer d’une licence de compétition à jour.

Autre point important à prendre en compte en amont de la compétition, les compléments alimentaires et crèmes que l’on applique sur les chevaux. Certains produits sont considérés comme dopants. Il faut donc vérifier leurs compositions et, si besoin, connaître le temps nécessaire pour qu’ils soient éliminés de l’organisme avant le début du concours.

Par ailleurs, si la compétition se déroule sur herbe, penser à prévoir des fers mortaisés avec votre maréchal-ferrant pour pouvoir cramponner votre cheval.

L'équipement à prévoir pour un concours hippique 

Il est nécessaire de se référer aux différents règlements de la Fédération Française d’Équitation pour savoir quelles sont les embouchures, harnachements et équipements autorisées ou obligatoires en concours hippique.

Du côté des protections, en ce qui concerne les disciplines olympiques : en dressage le cheval ne doit porter aucune protection lorsqu’il est sur le carré, par contre rien n’empêche de le protéger à l’échauffement avec des bandes de travail ou des guêtres. En concours de saut d’obstacles (CSO), les bandes, guêtres, protège boulets et cloches sont autorisés. En règle générale, on utilisera plutôt des guêtres ouvertes sur les antérieurs, et des protèges boulets si nécessaire à l’arrière. Si le cheval est cramponné, il est alors indispensable de protéger les membres du cheval devant et derrière avec guêtres et protège-boulets pour éviter les atteintes.

Attention, l’usage des guêtres postérieures en CSO ne sont plus autorisées à tous les niveaux en compétition nationale et vont être interdites, dès le 1er janvier 2019 en CSI Poneys, Enfants, Amateurs et Vétérans, puis aux Jeunes cavaliers et U25 au 1er janvier 2020. Pour les épreuves Pro nationales et internationales, le sujet fait débat depuis quelques années et a fait l’objet d’une large polémique en avril 2018 après l’étape Coupe du Monde de Bercy suite au passage des postérieurs démesurés d’Adamara monté par Carlos Lopez. L’interdiction de ces protèges boulets à double coque devait toutefois être mise en place en 2021 comme l’expliquait lors d’une conférence de presse John Roche, en charge du saut d’obstacles à la Fédération équestre internationale (FEI) « La décision a été prise par la FEI d’interdire totalement les guêtres postérieures d'ici 2021. Si nous ne l'avons pas fait jusqu'alors, c'est parce que nous ne pouvons pas appliquer un tel règlement en période de qualification olympique ». Depuis, il n’est plus question de les interdire complètement mais elles devront répondre à certains critères comme expliqué dans l’article de Grand Prix replay sur le sujet.

Enfin, pour l’épreuve de cross en concours complet (CCE), on utilisera des guêtres fermées pour les antérieurs et les postérieurs et dans des matériaux qui ne retiennent pas trop l’eau pour éviter qu’elles ne se gorgent au passage des gués… 

Les indispensables pour un concours hippique

L’idéal est de préparer ses affaires la veille du départ pour éviter les oublis. Voici une liste non exhaustive de ce qu’il faut prévoir pour partir en concours hippique. On retrouve : le carnet du cheval, tout ce qui est nécessaire pour le monter, le matériel de pansage dans lequel on glissera le nécessaire pour pionter si on le souhaite. Il existe plusieurs façons de procéder : pions escargots, pions classiques, pions cousus, pions adaptés à une crinière longue... Pour ceux qui souhaitent se lancer, on trouve sur YouTube de très bons tutoriels sur le sujet. Par contre, c’est un exercice qui requiert un peu d’expérience et de dextérité, mieux vaut s’entrainer avant à la maison.

Il faut également penser à tout ce dont votre cheval va avoir besoin avant et après l’épreuve.

Si vous y allez pour la journée uniquement : prévoir un sac à foin pour le cheval qui reste au camion, et du stock pour recharger, la ou les rations du cheval, un seau pour donner à boire, un imperméable, une chemise anti-mouches, une couverture si nécessaire, un licol et une longe supplémentaire en cas de casse et la boite à crampons si besoin est.

Si le cheval reste sur le terrain de concours pendant plusieurs jours, prévoir également des crochets porte-seau, pratiques pour suspendre l’eau du cheval, du foin en quantité suffisante, des copeaux si les boxes sont sur paille et que le cheval ne la tolère pas et des longes d’attache sécurisées. Elles seront sécurisées pour préparer le cheval qui peut être un peu inquiet dans ce nouvel environnement.

Pas indispensable mais très pratique, la malle de concours. Elle permet de disposer de tout le matériel sur place et peut être verrouillée. Enfin, ne pas oublier le nécessaire pour entretenir les cuirs, un numéro de têtière s’il s’agit d’un concours hippique international et un ruban rouge à fixer à la queue pour le paddock si votre cheval tape.

Bien protéger son cheval pour le transport 

Pour un voyage en toute sécurité penser à protéger les membres du cheval avec des guêtres de transport ou des bandes de repos. Certains chevaux auront également besoin d’une protection pour la queue (bande ou protège-queue) et d’autres d’un protège nuque. Le filet à foin sera utile aussi pour occuper le cheval pendant le transport. Il servira également sur place si le cheval reste à l’attache au camion pendant la journée. Selon si le cheval est tondu ou non et la température extérieure, une petite couverture polaire ou chemise séchante pourra couvrir le cheval pendant le transport. Ne pas oublier qu’il fait assez vite chaud dans la caisse d’un camion ou un van, surtout si les chevaux voyagent à plusieurs, et que le stress que peut occasionner le transport, favorise la sudation. Attention à utiliser une chemise ou couverture qui tient bien en place pour que celle-ci ne glisse pas pendant le voyage.

Pour un cheval au top de sa forme pendant les épreuves 

Le cheval est l’athlète du concours et doit être traité comme tel. Marc, le vétérinaire de cheval-energy.com, a concocté un pack de produits concours cheval à avoir sur soi pendant la saison. Il comprend un gel pour préparer muscles et tendons. Les chevaux apprécieront un petit massage avant et après l’effort. Cela leur sera bénéfique physiquement mais aussi mentalement pour ce moment de détente et de soin. Le pack comprend également une crème grasse protectrice qui protégera la peau du cheval, et du gel en seringue pour apporter de l’énergie au cheval avant l’effort. Il est judicieux de prévoir également des électrolytes pour aider votre cheval à récupérer après l’effort.

Les concours équestres sont des moments intenses pour les chevaux et notamment pour les membres. Selon le niveau d’épreuve et la discipline pratiquée, les besoins ne seront pas les mêmes, toutefois voici quelques soins que l’on peut apporter après la douche : l’application d’argile sur les membres et la mise de bandes ou guêtres de repos. Si votre cheval n’a pas nécessairement besoin de bandes de repos pour resserrer ses tissus après l’effort, elles sont conseillées pour protéger les membres dans les boxes démontables. Il existe également des guêtres de box qui peuvent jouer ce rôle. 

Gérer le stress du concours hippique

La compétition est un moment qui peut s’avérer stressant pour le cavalier mais aussi le cheval. L’agitation, un environnement différent, la tension du cavalier et de nombreux autres facteurs peuvent susciter de l’anxiété chez le cheval pendant les concours. Certains chevaux, comme les êtres humains, sont plus sujets au stress que d’autres ce qui peut avoir des répercussions sur sa santé et ses performances. Si son meilleur allié contre le stress c’est vous, un petit coup de pouce à l’aide de compléments alimentaires peut parfois l’aider à mieux appréhender ces épisodes. Attention, tous ne peuvent pas être administrés en période de compétition sous peine d’être contrôlé positif au dopage.

En selle !

Quelle que soit la discipline pratiquée, il est nécessaire de prévoir un temps d’échauffement suffisant au paddock. Une période à doser en fonction de votre cheval et de l’épreuve dans laquelle il concoure. Cette détente permet au cheval de se préparer progressivement à l’effort à fournir. Une fois l’épreuve terminée, il est également important de prendre un temps pour une récupération active puis un retour au calme avant le retour au box ou au camion pour les soins.

Il est aussi préconisé de faire travailler le cheval légèrement le lendemain du concours hippique. Tout comme la récupération active juste après l’effort, cela évitera les courbatures et le symptôme du coup de sang, également appelé « Maladie du lundi »