Suros chez le cheval : comment prévenir et soigner
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L’anatomie du canon du cheval

Le canon du cheval est composé de trois os, un métacarpe III ou métatarse III, os central autrement appelé le canon, ainsi que deux os métacarpiens ou métatarsiens rudimentaires. Ces deux os sont placés de part et d’autre du canon. Ils ont un rôle de soutien et de renforcement du canon. Ils sont en rapport avec le ligament suspenseur du boulet. Au niveau du canon passent deux tendons et un ligament : les tendons fléchisseurs du boulet (profond et superficiel) et le ligament suspenseur du boulet. Le ligament interosseux ou suspenseur du boulet s’attache en haut du canon, et descend en son long pour s’attacher sur les sésamoïdiens proximaux puis se divise en deux pour donner deux brides de renforcement.

Une ossification du ligament interosseux est normale lorsque le cheval prend de l’âge. Néanmoins il arrive qu’un phénomène inflammatoire entraîne la formation d’une protubérance osseuse ou suros chez le cheval, qui est un processus pathologique.

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Les origines de ces protubérances osseuses ou suros chez le cheval

Pour bien comprendre l’origine de ces protubérances, il est important de comprendre de quoi est formé l’os. L’os est composé d’une partie centrale médullaire (à l’origine de la formation des globules blancs et rouges), de deux extrémités spongieuses ayant un rôle d’amortissement, d’un os compact autour de la cavité médullaire et d’une couche plus superficielle : le périoste. C’est entre l’os compact et le périoste que s’effectue le remodelage osseux à l’origine du suros, donc dans la partie la plus externe de l’os. Rappelons que l’os est une structure vivante composée de deux types de cellules : les ostéoclastes (qui détruisent l’os et les ostéoblastes (qui produisent de l’os). Cette balance est bien équilibrée pour permettre de réguler les quantités de calcium et de phosphore dans le sang (tout ce système est sous dépendance hormonale).

Les suros chez le cheval sont catégorisés comme des « tares dures ». Ils ne sont pas d’origine tumorale. Ils peuvent êtres consécutifs à un coup. Apparaît alors une inflammation osseuse locale (du périoste), l’excroissance est visible suite à la phase aiguë. Un défaut de conformation peut également induire une protubérance de par un déséquilibre dans la répartition du poids. Chez un cheval carencé dont le squelette est plus fragile sera plus sujet à des réactions périostées (en cas de traumatisme notamment). Un suros peut survenir à la suite d’une fracture également.

Quels sont les signes d’une protubérance osseuse ou suros chez le cheval ?

Lors de l’apparition de suros chez le cheval, on retrouve des signes de la phase aiguë : de la chaleur, de la douleur mais aussi un gonflement qui est caractéristique. Au fur et à mesure de son apparition on observe un durcissement, la disparition de la chaleur et de la douleur. On est alors en phase chronique. Il est rare qu’un suros en phase chronique soit la cause d’une boiterie, cependant selon la taille de ce dernier, il est possible qu’une gêne soit occasionnée. Pendant la phase aiguë inflammatoire, une boiterie est susceptible d’apparaître. Pour fixer un diagnostic, on utilise l’imagerie. Cela permet de déterminer l’endroit où le suros se situe. En fonction de son emplacement, il arrive qu’il comprime les structures tendineuses ou ligamentaires. Ces contacts peuvent induire des boiteries. Afin de déterminer si la boiterie est bien liée au suros, il est possible de faire des anesthésies locales. L’imagerie est un outil de choix car elle permet de faire le diagnostic différentiel avec des fractures des métacarpiens ou métatarsiens rudimentaires. Ces dernières nécessitant une immobilisation.

Quatre types de suros chez le cheval ont été caractérisés :

  • Le « suros vrai » : excroissance fibreuse ou osseuse de l’espace interosseux secondaire à une inflammation ou atteinte du ligament suspenseur du boulet.
  • Le suros « invisible » : entre le canon et le ligament suspenseur, on ne remarque pas de grosseur.
  • La réaction périostée : inflammation résultant d’un choc sur le périoste de l’os.
  • Le suros « de genou » : c’est un suros proche des articulations du carpe ou du tarse, dont l’emplacement peut provoquer de l’ostéoarthrose.

Traitement des excroissances osseuses ou suros chez le cheval


En phase aiguë

Rappelons qu’en phase aiguë, nous retrouvons de la chaleur, une tuméfaction locale et plus ou moins de la douleur. Le but est de limiter l’excroissance osseuse, car il n’est pas possible d’endiguer le processus. Il est conseillé de laisser le cheval au repos un mois et d’appliquer des bandages compressifs pour dissiper l’inflammation. La cryothérapie est un bon moyen de réduire l’inflammation. Il est possible d’appliquer des bandes froides ou encore de doucher à l’eau froide. L’administration d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) par voie générale ou par voie locale est également un moyen efficace de limiter l’inflammation osseuse.

 Il est possible d’utiliser ces bandes réfrigérantes ou des guêtres Ice-Vibe (sans la vibration).

En phase chronique

Une fois la phase inflammatoire passée, l’induration faite et la douleur passée, la cal osseux est stable. Il est donc difficile de le faire réduire de taille. Selon sa conformation, il est probable qu’il entraîne une gêne au niveau tendineux. C’est une des indications à la chirurgie. Cependant la chirurgie est soumise à controverse dans la mesure où une inflammation post-opératoire peut induire également une réaction périostée. Les anti-inflammatoires n’ont plus d’action dans la mesure où la phase inflammatoire est terminée. On peut avoir recours à des traitements tels que : le laser ou les ondes de choc. Ces traitements ont pour but de réduire le cal osseux.

Dans le cas de suros chez le cheval, le pronostic est plutôt bon dans la mesure où il n’y a pas d’atteinte des ligaments et tendons, pas de douleur ou de boiterie. Un retour progressif à l’entrainement est cependant important.

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Prévention de l’exostose ou suros chez le cheval

Il existe des moyens de prévenir les excroissances en fonction des étiologies :

  • L’adaptation de la ration du jeune en croissance : il est important pour garantir d’une bonne croissance osseuse d’apporter une ration équilibrée. Notamment sur la balance phospho-calcique et minérale. Il faut éviter les rations trop riches en carbohydrates (amidon) qui peuvent favoriser des pathologies telles que l’OCD. De nombreux aliments sont très bien adaptés à la croissance du cheval et à la bonne élaboration de son squelette.
  • La gestion du surpoids : en effet un cheval « trop gros » aura tendance à exercer trop de pression sur ces membres ce qui est un facteur favorisant les suros.
  • Limiter l’exercice des jeunes chevaux : en effet l’ossature n’étant pas finie avant les cinq ans du cheval, il est important d’avoir un travail modéré. On retrouve des cas de suros chez le cheval de course notamment, cela est en partie lié au fait qu’il est travaillé jeune avec un squelette bien moins solide que celui d’un cheval adulte.
  • La protection des membres : pour pallier aux traumatismes à l’origine de suros chez le cheval, il est possible de protéger les membres au travail ou lors de sorties au paddock. Les bandes absorbant les chocs ou encore les guêtres fermées peuvent limiter les risques. De nombreuses gammes sont disponibles, parmi elle, des guêtres fermées protégeant l’intégralité du canon, prévenant ainsi des chocs. Il existe aussi des bandes anti-choc en gel. Elles sont préconisées en cas de tares dures ou moles sur les membres.

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