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Les plantes toxiques pour les chevaux : Les connaître pour les éviter

7 janvier 2019

En règle générale -à part quelques exceptions- le cheval va instinctivement éviter les plantes toxiques. Mais que se passe-t-il lorsque celles ci sont coupées, séchées et incorporées aux fourrages ou à la litière? Elles ne sont alors plus identifiables, et c'est à ce moment que le cheval peut en ingérer et alors risquer de s’empoisonner. Une intoxication ou d'autres complications sont alors vite arrivées et il est parfois difficile d'identifier précisément les causes. Cheval-energy.com vous fait la liste des principales plantes toxiques pour que vous puissiez les identifier et protéger vos chevaux de ces espèces nuisibles.

On distingue les plantes faiblement toxiques, qui vont occasionner des troubles passagers généralement bénins, d’autres très nocives voire même mortelles pour les chevaux. Il est nécessaire de ne pas oublier que le cheval ne peut pas vomir ce qui accentue les effets néfastes et empêche les remèdes vomitifs. Dans cet article, cheval-energy.com vous aide à distinguer le bon grain de l'ivraie en vous détaillant la liste des plantes faiblement ou fortement toxiques. Mais avant ça, quelques conseils :

Que faire si mon cheval a mangé une plante toxique ?

Si votre cheval mange une plante nocive, récupérez un échantillon de celle-ci ou du fourrage et avertissez votre vétérinaire. Tâchez de garder votre calme même si les symptômes sont impressionnants et contrôlez les fonctions vitales du cheval (pouls, respiration et température).

Le meilleur allié est la prévention et la connaissance de ces plantes toxiques. N’hésitez pas à faire le tour des pâtures avant de mettre vos chevaux pour vous assurer qu’elles ne contiennent pas l’une ou l’autre de ces plantes.

Une application pour reconnaître les plantes nuisibles pour les équidés

Le Haras National suisse d’Agroscope propose une application, disponible sur Apple Store et Android qui recense 70 plantes dangereuses pour les chevaux. On y trouve leur nom, une description détaillée, des photos, les symptômes et les mesures à prendre en cas d’intoxication. Pratique lorsque l’on part en randonnée par exemple.

En France, le RESPE (Réseau d’Epidémio-Surveillance en Pathologie Equine) fournit une liste des plantes toxiques et un poster de mise en garde sur les zones pouvant contenir des plantes nocives.

Les plantes nuisibles de faible toxicité

Les faînes de hêtre

Les fruits du hêtre peuvent provoquer des coliques si le cheval en ingère trop.


 

La nielle des blés

Cette plante faiblement toxique peut causer des diarrhées chez le cheval.

 

La tanaisie commune

Cette herbacée provoque des accès de méchanceté en cas d’ingestion.

 

Le robinier

C’est l’écorce du robinier que le cheval peut être tenté de grignoter. Il peut alors avoir des troubles cardiaques et nerveux.

 

 

Le cytise

Cet arbuste nuisible peut provoquer des troubles de la motricité chez le cheval qui en a consommé.

 

La gesse

Les chevaux qui mangent trop de gesses peuvent être atteint de lathyrisme. Cette maladie est une intoxication alimentaire qui entraine une dégénérescence des nerfs ce qui peut provoquer une faiblesse de l’arrière-train, la titubation puis le cornage.

 

Le trèfle des foins

Consommé avec excès, le trèfle peut être à l’origine de trifoliose également appelée « maladie du gros foie », de coliques et de fourbure.

 

 

Les variétés très toxiques pour les chevaux

L’absinthe

L’absinthe peut provoquer l’avortement du poulain chez les juments à partir de 500 grammes.

 

L’aconit

Cette plante est très toxique pour les chevaux et mortelle dès 300 grammes. Elle provoque une paralysie du pharynx, des diarrhées et l’anurie, c’est-à-dire l’absence d’excrétion d’urine, les constances vitales baissent provoquant la syncope.

 

L’Adonis vernalis

Cette plante provoque des intoxications semblables à celles du laurier-rose mais à dose plus élevée. L’empoisonnement est généralement provoqué par le foin contaminé par cette herbacée.

 

L’Arnica

Également appelé Tabac des Vosges ou Souci des Alpes, l’arnica est mortelle pour le cheval dès 500 grammes. Son ingestion provoque des spasmes vomiformes, des crises nerveuses et des hémorragies.  

 

La belladone

Cette herbacée est très nocive pour le cheval. Il y est sensible dès 10 grammes et elle est mortelle dès 120 grammes. L’intoxication provoque une paralysie des muscles et les glandes gastro-intestinales ne fonctionnent plus. Les symptômes observés sont : des troubles de la motricité, des accès de violence, une accélération du rythme cardiaque, des troubles de la vision, et une paralysie respiratoire qui provoque la mort de l’équidé.

 

Le buis

Le buis est très nocif pour les chevaux. La dose mortelle se situe autour de 700 grammes de feuillages frais. Il entraine une chute de tension, des signes de vertiges, des crampes. Le cheval peut également avoir des coliques ou des diarrhées. Il peut succomber rapidement de paralysie respiratoire.

 

La cigüe

Contrairement aux humains, aux chiens et au chat, le cheval est relativement peu sensible à la cigüe mais elle peut engendrer des spasmes de la mâchoire et des convulsions dès 100 grammes. En grosse quantité, elle peut provoquer le décès de l’équidé suite à une paralysie respiratoire.  

 

Le colchique

La dose mortelle se situe à 1 kg de plante fraiche ou à 5 kg de foin contenant 1,5 % de cette plante. La colchicine est une substance que l’on peut comparer à l’arsenic. Les juments pleines vont généralement avorter. Les poulains empoisonnés décèdent souvent dans les 48 heures. L’intoxication engendre des troubles digestifs importants et touche les vaisseaux sanguins avant d’atteindre le cerveau. Si l’intoxication est importante, le cheval va décéder au bout de quelques jours de paralysie respiratoire.

 

Le coquelicot

Il est toxique s’il représente plus de 10 % du fourrage. Il contient un alcaloïde proche de l’opium qui agit comme un excitant et sur le système gastro-intestinal. L’empoisonnement va engendrer nervosité, agitation, troubles respiratoires, crampes, coliques et diarrhées.

 

Le datura Stramoine

Cette herbacée contient beaucoup d’alcaloïdes. En règle générale le cheval l’évite mais il peut arriver qu’il l’ingère accidentellement lors d’une ballade, ou si son fourrage ou aliment ont été contaminés. Les symptômes peuvent apparaitre plusieurs jours après l’ingestion, notamment si l’intoxication s’est faite dans le foin. Le cheval présentera une sècheresse des muqueuses, une tachycardie, une dilatation anormale des pupilles et des coliques de stase.

 

Les digitales

Toutes les espèces de digitales sont toxiques pour les chevaux. L’ingestion est mortelle dès 200 grammes de feuilles fraiches et 25 grammes de feuilles séchées. Les signes cliniques en cas d’intoxication sont : diarrhées sanglantes, vertiges, arythmies qui peuvent engendrer un arrêt cardiaque en cas d’intoxication sévère.

 

 

Ellébores

Il est mortel à partir de 60 grammes chez le cheval. L’ingestion provoque crampes, paralysies et une détresse respiratoire.

 

L’Erable sycomore

L’ingestion de ses fruits et de ses feuilles provoque la myopathie atypique, souvent mortelle pour le cheval.

 

L’Ergot du seigle

L’ergot du seigle est un champignon toxique pour les chevaux. Il va provoquer, dès 150 grammes, une forme d’ivresse, la paralysie des membres et des difficultés respiratoires. Absorbé en plus petite quantité, il engendre une intoxication chronique avec tremblements, convulsions et diarrhées. Il provoque généralement l’avortement chez la poulinière.

 

L’Euphorbe

Si elle est mortelle dès 50 grammes, il est très rare que le cheval n’en consomme.

 

 

La Férule

Cette plante méditerranéenne est extrêmement toxique pour le cheval. 

 

Les fougères mâles

Si les litières de feuilles ne sont pas nocives et les jeunes bourgeons non plus, ce sont les rhizomes qui peuvent intoxiquer le cheval dès 50 grammes et devenir mortels dès 80 grammes. Leur ingestion provoque des diarrhées, des coliques, des convulsions ainsi qu’une congestion des poumons et des reins.  

 

Le genévrier sabine

Présent essentiellement en montagne, le faux cyprès est une plante nocive pour les chevaux et cause les mêmes symptômes que la rue (voir plus bas).

 

L’if

Sa toxicité est très connue. La consommation d’if à baies peut engendrer une mort foudroyante chez le cheval. Toutes les parties sont toxiques même à faible dose.

 

L’ivraie enivrante

Cette herbacée est généralement évitée par les chevaux. Mais sa présence dans les fourrages dès 5% est toxique.  

 

La jusquiame

Riche en alcaloïdes, elle provoque les mêmes symptômes que la belladone.

 

Le laurier-cerise

Toxique et mortel dès 400 grammes, il provoque des troubles cardiaques et du système nerveux.

 

Le laurier-rose

Cette plante d’ornement est toxique à faible dose. Il provoque une baisse de la température, une dilatation des pupilles, des diarrhées et des troubles gastro-intestinaux. La paralysie du cœur peut causer le décès.

 

La morelle noire

Cette plante toxique contient des alcaloïdes, en grande concentration dans les graines, qui provoquent des irritations des muqueuses, une altération du sang et des diarrhées.

 

La prêle des marais

10 % de prêle dans le foin peut provoquer une maladie nommée équisétose qui est mortelle chez le cheval.

 

Les renonculacées

L’aconit, l’anémone pulsatille, l’adonis, les reconcules et les ficaires sont toutes des plantes toxiques pour le cheval avec des conséquences plus ou moins graves en cas d’ingestion.

 

Le rhododendron

L’ingestion de rhododendron engendre une inflammation gastro-intestinale, une hyper salivation et des paralysies, notamment respiratoire.

 

La rue officinale

Cette plante méditerranéenne est toxique dès 40 grammes. Elle provoque l’avortement chez la poulinière, une fébrilité du cheval, des douleurs au ventre, des diarrhées généralement sanglantes, des tremblements puis une paralysie du cœur.


 

Le semen-contra

Cette plante de la famille des Artemisia comme l’armoise, est toxique et provoque des convulsions dès 300 g. L’armoise cause les mêmes symptômes dès 700 g d’ingérés.

 

Le séneçon jacobée

L’herbe de Saint-Jacques est un poison pour les chevaux tant sur pied que séché. L’intoxication aigüe est très rare, l’intoxication chronique moins. L’ingestion de cette plante pendant une longue durée cause des dommages au foie et les symptômes peuvent apparaître soudainement, longtemps après le début de l’ingestion.

 

Le tabac

Certains chevaux sont friands du tabac à fumer qui est mortel dès 300 grammes.

 

Le thuya

Plante toxique, il provoque les mêmes dommages que ceux causés par le genévrier sabine et la rue.  

 

 

Le vérâtre commun ou Hellébore blanc

Cette espèce nocive montagneuse cause des troubles cardiaques et une congestion pulmonaire. Les symptômes peuvent apparaître dès que le cheval ingère 12 grammes et il est mortel dès 150 grammes.

 

 

La vesce

Si cette plante peut être consommée comme fourrage, elle est toxique lorsqu’elle est verte. Elle cause transpiration, amaigrissement, jaunissement des conjonctives, accélération du rythme cardiaque, baisse de la température puis chute du poil et fourbure.

 

 

Sources

RESPE : plantes-toxiques-equides-zones-a-risque  

IFCE : plantes-nuisibles