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Tiques : Quels risques pour vos chevaux

24 juillet 2019

Les beaux jours sont là et sont synonymes du grand retour au pré tant attendu par nos chevaux ainsi que de longues balades en forêt ! Mais voilà, les herbes sont hautes, les sous bois et les buissons sont bien fournis : des conditions de vie idéales pour les tiques.

Les tiques sont des parasites externes qui peuvent toucher l’ensemble des vertébrés, même ceux à sang froid. Il en existe 841 espèces à travers le monde. Trois espèces seulement sont fréquemment rencontrées en France et potentiellement dangereuses pour nos chevaux.

Dans nos régions, les tiques vivent principalement dans les milieux forestiers (forêts et bois) et dans les buissons, broussailles et haies des pâtures.  Elles sont présentes toute l’année, et bien que leur pic d’activité se situe au printemps et à l’automne, n’attendez pas les beaux jours pour être vigilants et prendre les mesures nécessaires pour éviter toute infestation.

Au cours de leur cycle de reproduction, les tiques se nourrissent du sang d’un ou plusieurs hôtes selon les espèces de tiques. Leur piqûre est indolore et possible grâce à un rostre puissant, capable de traverser jusqu’à la peau d’un rhinocéros ! C’est au cours du repas que la tique est susceptible de transmettre d’éventuelles maladies dont elle est porteuse. Le risque de transmission est maximum 48 heures après la fixation de la tique sur l’animal.

Les maladies véhiculées par les tiques

Même si la plupart des tiques ne présentent aucun danger pour votre cheval, certaines peuvent être vectrices de maladies :

La piroplasmose (ou babésiose) est causée par un petit parasite transmis par les tiques qui colonise les globules rouges et provoque leur éclatement. Les régions du sud de la France, de l’est, les pays de la Loire et la Normandie sont les plus exposées à cette maladie.

Il existe deux espèces de Babésia chez le cheval responsables de la piroplasmose :

  • Babesia caballi
  • Babesia equi : le plus dangereux et très difficile à éliminer de l’organisme. Il peut être responsable d’un portage chronique et de nouvelles crises, notamment lors d’un stress. Il pose problème lorsqu’une exportation est envisagée dans certains pays comme les Etats-Unis.

Grande fatigue, fièvre, urines foncées et muqueuses jaunes sont autant de symptômes qui peuvent accompagner la piroplasmose. Si vous constatez l’un de ces signes chez votre cheval, ne tardez pas à contacter votre vétérinaire car cette maladie est potentiellement mortelle.

Ce dernier administrera un traitement spécifique, généralement accompagné d’un anti-inflammatoires.

Pour confirmer la maladie, il est possible de réaliser une prise de sang et demander une recherche sérologique à un laboratoire spécialisé.

La maladie de Lyme (ou borréliose) est provoquée par une bactérie transmise par les tiques.

Cette maladie est très difficile à diagnostiquer, car les symptômes sont nombreux et peuvent varier d’un cheval à l’autre. On parle de maladie protéiforme.

Baisse de forme, changement de comportement (irritabilité), fièvre, gonflement articulaire (arthrite) avec boiterie, paralysie de la queue, difficultés à avaler, ulcères de la cornée, uvéite, cataracte… sont autant de manifestations pouvant être associées à la maladie de Lyme !

Comme pour la piroplasmose, il est possible de rechercher cette maladie par une prise de sang, bien que l’interprétation des résultats soit souvent délicate.

Le traitement est lourd et consiste en l’administration d’antibiotiques spécifiques pendant un mois environ, éventuellement accompagnés d’anti-inflammatoires.

Mieux vaut prévenir que guérir

A ce jour, il n’existe pas de vaccins efficaces contre ces maladies chez le cheval.

Néanmoins, limiter le risque de morsures et la transmission éventuelle de maladies est possible :

  • Utiliser des répulsifs et acaricides efficaces à vaporiser ou appliquer sur la robe de votre cheval avant une balade en forêt ou régulièrement s’il vit au pré. Leur durée d’action varie d’un produit à l’autre : les produits chimiques ont en règle générale une durée d’action plus longue que les produits naturels.
  • Surveillance quotidienne : inspectez scrupuleusement la robe de votre animal, notamment sous le ventre et entre les membres, lors du pansage au retour de la balade. Si vous découvrez une tique, l’éliminer est assez simple… à condition d’être bien outillé pour ne pas laisser le rostre (la tête) dans la peau !
  • Enfin, n’hésitez pas à débroussailler et limiter les haies dans la mesure du possible.